Vous êtes propriétaire ou copropriétaire et vous vous interrogez sur la fiabilité, l’indépendance ou la qualité des diagnostics immobiliers (DPE, amiante, plomb, termites, loi Carrez, audit énergétique) réalisés lors de vos ventes, achats ou travaux ? Une nouvelle étape de structuration du secteur se prépare, avec la création en discussion d’un Conseil national du diagnostic immobilier. Quel impact cela aura-t-il concrètement sur vos démarches et votre tranquillité d’esprit ? Explications à partir des dernières avancées du secteur.
Jusqu’à maintenant, le secteur du diagnostic immobilier se composait de nombreux acteurs (diagnostiqueurs, entreprises, organismes de certification, formateurs) qui n’étaient pas tous représentés de la même manière. Pour les particuliers, cela pouvait parfois rendre difficile la compréhension des responsabilités des uns et des autres, ou l’identification d’un interlocuteur en cas de litige, d’erreur ou de question sur la validité d’un diagnostic.
Le manque de structuration claire pouvait également entraîner des différences de pratiques ou de niveaux de qualité entre les professionnels, avec un risque d’incertitude pour les acheteurs, vendeurs, bailleurs ou copropriétaires à la recherche d’une information fiable et à jour sur leur bien.
Suite à une table ronde organisée lors des Assises du diagnostic immobilier en mai, les principales organisations du secteur ont ouvert la voie à la création d’un Conseil national du diagnostic immobilier. Ce Conseil devrait regrouper plusieurs « collèges » représentant les différents acteurs : diagnostiqueurs, entreprises, centres de formation, certificateurs, etc.
Pour vous, propriétaire ou copropriétaire, ce nouvel organe doit permettre d’apporter plus de transparence, de cohérence et de sécurité dans les diagnostics réalisés sur votre logement ou votre immeuble. Voici ce que cela peut impliquer concrètement :
Pour l’instant, la création du Conseil national est en cours de discussion. Les textes fondateurs et les modalités de nomination des représentants doivent être précisés dans les deux mois à venir, selon les annonces faites lors des dernières échanges professionnels. La décision finale revient désormais au ministre en charge du secteur, qui devra trancher sur la composition précise du Conseil et le rôle de coordination entre les différents « collèges » (diagnostiqueurs, entreprises, certificateurs…).
Il n’y a donc pas, à ce jour, de changement immédiat dans vos obligations en tant que propriétaire ou copropriétaire. Les diagnostics obligatoires restent ceux prévus par la réglementation en vigueur (DPE, amiante, plomb, loi Carrez, etc.), et les démarches restent inchangées jusqu’à la publication des textes officiels encadrant la création du Conseil national.
À moyen terme, la structuration du secteur autour d’un Conseil national devrait vous offrir plus de garanties pour la réalisation de vos diagnostics immobiliers. Vous pourrez vous appuyer sur des professionnels mieux encadrés et sur des pratiques harmonisées, ce qui limitera les risques de contestation lors d’une vente, d’un achat ou d’un changement de locataire.
En résumé, même si aucun bouleversement immédiat n’est à prévoir dans vos démarches, la professionnalisation en cours du diagnostic immobilier est une bonne nouvelle pour les particuliers : plus de clarté, plus de confiance, et moins de mauvaises surprises lors de vos projets immobiliers.