Le projet d’arrêté actuellement en consultation publique vise à revoir les règles d’attribution des Certificats d’économies d’énergie pour les pompes à chaleur. Le texte répond ainsi à un constat clair : le marché des PAC s’est développé très rapidement, parfois au détriment de la qualité des installations. En ajustant les critères techniques et les conditions d’éligibilité, l’État cherche donc à garantir que les aides soutiennent réellement des projets performants.
Le projet entend affiner les exigences liées aux performances saisonnières. Mais aussi mieux vérifier l’adéquation entre l’équipement et le bâti. Le dimensionnement, la cohérence avec l’isolation existante et la qualité de pose comptent désormais parmi les points clés. L’objectif est alors de limiter les échecs courants : PAC sous-performantes parce que mal choisies, appareils surdimensionnés, logements trop peu isolés pour permettre un fonctionnement optimal. Les CEE seraient ainsi réservés à des opérations dont l’efficacité énergétique est réellement démontrable.
Pour déterminer si une pompe à chaleur est adaptée, il faut d’abord évaluer le bâtiment. Le projet d’arrêté renforce indirectement cette étape. Une installation ne pourra être cohérente que si les conditions du bâti sont connues avec précision. Isolation, ventilation, déperditions, configuration des émetteurs : chaque paramètre influence la performance finale. Les diagnostiqueurs deviennent donc des acteurs essentiels, car leur analyse conditionne la pertinence du projet et la conformité aux futures règles CEE.
Ces dernières années, l’essor des PAC a parfois donné lieu à des pratiques hétérogènes. Le renforcement du cadre a donc pour objectif d’écarter les projets fragiles. Tout en encourageant des installations mieux dimensionnées, mieux posées et plus durables. Les professionnels devront s’adapter à ces exigences accrues.Cette montée en rigueur devrait cependant permettre aux ménages de bénéficier d’installations à la hauteur des économies d’énergie promises.
Avec ce projet d’arrêté, les CEE s’orientent clairement vers une logique de qualité. Il s’agit de soutenir peut-être moins de projets, mais de soutenir surtout les bons.